Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 17:46

Pierre auguste Callet est  né a Saint-Etienne (Loire), le 27 octobre 1812, mort à Châtenay (Loire), le 10 janvier 1883,

Issu d'une famille peu aisée, il monta fort jeune à Paris et ne tarda pas à se faire connaître par sa collaboration à plusieurs journaux et publications : la Gazette de France, l'Encyclopédie du XIXe siècle, etc.

Il avait débuté par affirmer ses convictions royalistes, tout en défendant, avec M. de Genoude, le principe du suffrage universel. Il passa ensuite à l'école néo-catholique et fut l'ami de Buchez.

En 1848, M. Callet rédigeait la Revue républicaine de Saint-Etienne, quand il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de la Loire à l'Assemblée constituante, il siégea à droite et vota avec la majorité. Après l'élection présidentielle, il opina pour l'expédition de Rome et soutint la politique de L.-N. Bonaparte. Réélu à la Législative par le même département, il s'associa à tous les votes des conservateurs monarchistes qui dominaient dans l'Assemblée, fut membre de la réunion de la rue de Poitiers, et se sépara du pouvoir exécutif à l'approche du coup d'Etat. Au Deux-décembre, M. Callet se trouvait parmi les députés protestataires. Il s'exila volontairement en Belgique, et n'y resta d'ailleurs que jusqu'en 1853 : à cette époque il fut poursuivi et condamné pour avoir distribué des brochures dont il était l'auteur, et qui étaient dirigées contre le gouvernement. Ces brochures avaient pour titres : la Veille du sacre (1853), la Magistrature impériale, etc. On n'entendit plus parler de lui jusqu'à la fin du règne.

Les élections du 8 février 1871 rendirent M. Callet à la vie publique. Il avait publié, après le 4 Septembre, dans le Défenseur de Saint-Etienne, des articles favorables au gouvernement républicain. Il disait : «La profonde division des partis et la situation générale ne permettent qu'une chose, c'est de travailler avec loyauté à l'établissement d'une république durable. » Il n'en fut pas moins élu par les conservateurs de son département représentant à l'Assemblée nationale. Il siégea au centre droit,  il joua un rôle des plus actifs, non pas a la tribune, il n'y parut jamais, mais dans les coulisses parlementaires. M. Callet vota: le 1er mars 1871, pour la paix ; le 16 mai, pour les prières publiques ; le 17 juin, pour l'abrogation des lois d'exil; le 30 août, pour le pouvoir constituant de l'Assemblée; le 3 février 1872, contre le retour de l'Assemblée à Paris ; le 24 mai 1873, pour l'acceptation de la démission de Thiers.

M. Callet soutint le gouvernement de combat et fit partie du comité des Neuf chargé de préparer une restauration monarchique et de s'entendre avec le comte de Chambord. Après l'échec de ces négociations, échec qui donna lieu entre M. de la Rochette, légitimiste pur, et M. Callet à une polémique assez curieuse où le centre droit et la droite se renvoyèrent « les responsabilités », le représentant de la Loire parut se résigner à accepter la république nominale. Il vota le septennat, repoussa toutefois les propositions Périer et Malleville et s'abstint de prendre part, le 25 février 1875, au vote sur l'ensemble de la Constitution. Après la législature, malgré une profession de foi , il déclarait qu'il fallait voter « pour les candidats qui adhéreraient, à titre de loyale épreuve, à la République conservatrice, » M. Callet ne fut point élu sénateur de la Loire, Il rentra alors dans la vie privée.

Par Hartman Bredos
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 16:05

          Vers la fin de l'ère carolingienne et le commencement de la dynastie capétienne, les ordres religieux prirent en France un prodigieux développement. 

          Dans le Forez, 4 abbayes furent fondées par les Bénédictins de Citeaux : La Bénisson-Dieu en 1138, Valbenoite en 1184, Bonlieu près de Montverdun en 1199 , et la Chartreuse de Sainte-Croix , en 1280.

           L'abbaye de Bonnevaux en Dauphiné, fut fondée en 1117 , par Guy de Bourgogne , archevêque de Vienne , qui fut ensuite pape sous le nom de Calixte II . Dans les anciens documents , l'abbaye de Valbenoite (vallée bénite)  est appelée fille de Bonnevaux. En effet dans la chartre de fondation en 1184, Guy II , comte de Forez, et son fils, en présence de Jean de Bellesmains, archevêque de Lyon, reçoivent sous leur garde et protection , le monastère de Valbenoîte , fondé dans l'alleu de Ponce de Saint-Priest. Ils déclarent qu'ils  y sont autorisés par le roi de France et par le Papeet qu'ils le font à la prière d'abord d'Hugues , abbéde Bonnevaux et de Jean Maret , premier abbé de Valbenoite, et puis de Briand de Lavieu et de Ponce de Saint-Priest.

             Ils donnent à l'Abbaye quinze cents sols pour la construction du monastère et le Mas des gouttes, avec ses dépendances . Ils reconnaissent que Briand de Lavieu et Ponce de Saint-Priest ont, en leur présence, donné au dit monastère, pour son usage, le droit de prendre du bois dans leurs forêts, de se servir des eaux et de faire paitre leurs troupeaux dans toutes leurs possessions.

             Suivant les usages de l'ordre de citeaux , 12 religieux, sans compté l'abbé , furent désignés pour fonder l'abbaye de Valbenoîte. Ce nombre ne fut rarement atteint par la suite. A la fin du XVII è siècle il n'y avait plus que cinq moines  et quatre dans le siècle suivant.

              La première pierre de l'église de Valbenoîte  fut posée en 1222 par Guy IV, comte de Forez. Cette église fut placée, selon la règle cistercienne , sous le patronnage de la Sainte Vierge. Le comte du Forez donna , à cette occasion, une chartre dite d'amortisation, confirmant les dons fait par son aïeul et son père à l'abbaye de Valbenôite. Chose digne de remarque, les Cisterciens , dévots serviteurs de Marie, furent , après la révolution ,remplacés par les Pères Maristes et à ceux-ci succédèrent les Frères Maristes qui ont établi, dans les murs de l'antique abbaye , une maison déducation.

               L abbaye  reçut une grange à Piéney , une autre à Graix. En 1195 , Guy , comte de Forez , et Renaud , archevêque de Lyon confirment la donation faite par  Wilhelmine de Roussillon,  de ce qu'elle possédait au  Champ de L'orme , la grange de Beus ( Villeboeuf ), la rivière de furan entres deux et, d'autre part, le Mont Royal et le Mont Ferré et tout  ce qu'elle possédait dans le mandement de Rochetaillée. En 1243, le 1er Novembre, Gaudemar II de Jarez , confirma la donnation faite par son prédécesseur à l'abbaye et de ses droits féodaux sur les Mas du Furet , des Forges, , de Planfoy , de la Gerbodière et du bois de Farouz . Le donnateur se réserve la haute justice , à cause de son chateau de Rochetaillée

               Jacques de Jarez, fils et héritier de Gaudemar II , succéda à son père dans la seigneurie de Rochetaillée et épousa Béatrix, fille et héritière de Guy Pagan , seigneur d'Argental, dont dépendait le mandement de Grays.  En cette double qualité, il passa avec Pierre de la Ferté, abbé de Valbenoite et ses moines , un traité relatif aux deux juridictions. " Pour le mandement de Grays, le seigneur d'Argebtal se réserve la haute justice, mais si le délinquant est puni pécuniairement , l'argent sera partagé à part égale entre le seigneur et l'abbaye. Si à la peine corporelle se joint confiscation , les biens confisqués appartiendront à l'abbaye. Les hommes de Jarez et Béatrix seront tenus de défendre les hommes de l'abbaye et leurs biens contre toutes personnes , exepté le roi de France et le comte de Forez.

                       En 1263 , l'abbé de Valbenoîte avait acquis du Seigneur de Saint-Priest le rente de Polignais.

                Le 23 décembre 1360, Raymond de Bachers , abbé de Valbenoite , acquit de Briand de Saint-Priest , au prix de 200 livres tournois ( dont 20 sols valent un florin d'or)  , toutes les dimes en froment, seigle , porcs, agneaux, veaux et offrandes appartenant au dit Seigneur et dues sur les fonds situés  entre le chemin de Saint-Chamond à Firminy et à Saint Genest Malifaux.

               En 1395 , Jean Maréchal de Saint-Priest donna à l'abbaye le domaine de la Cluzelle.

               Le 7 janvier 1349 Etienne Badol de la Badolière , faisait donnation de ses biens . Ses biens consistaient en maisons, granges et jardins, champs terres cultivées , rivières , arbres....

                       Le 2 juillet 1389 , Guy seigneur de Saint-Priest, donna à l'abbaye dix livres de revenu annuel pour la  célébration d'une messe quotidienne dans sa chapelle , en l'église de Valbenoîte et pour une procession sur sa tombe, au jour anniversaire de son décès.

                  Jeanne de Bressolles donna , en 1414, sa grange d'Ollières  aux moines.

               Telle a été l'origine des possessions territoriales  et des droits seigneuraux de l'abbaye de Valbenoîte.

 

 

                                   Testaments au profits de l'abbaye

 

Renaud comte de Forez, dans son testament du 18 juin 1270, lègue à l'abbaye de Valbenoîte 40 livres viennois , dont la rente sera consacrée à son anniversaire perpétuel.

C'est dans la chapelle,  dédiée au sacré Coeur ,qu'étaient les tombeaux des seigneurs de Jarez et des Durgel, seigneurs de St-Priest et de St chamond. On voit encore dans la chapelle de la Sainte Vierge, les pierres tombales  des derniers seigneurs de la Valette .

Guichard Durgel, fils de Guichard seigneur de Saint Priest, le 30 Mars 1308 , lègue au monastère de Valbenoîte , pour son anniversaire , une rente annuelle de 100 sols, petite monnaie. Il ordonne à son frère , héritier universel , de faire construire à La Saula, près de l'enceinte du château de Saint-Priest, une chapelle suivant les intentions de feue Marguerite, dame de Saint-Priest , leur mère. Cette chapelle devint paroissiale à la destruction du château de Saint-Priest . Elle fut remplacée en 1851 , par une nouvelle église , plus centrale, et stupidement démolie , en 1887, par ordre de la municipalité de Saint-Priest.

Joceran ii Durgel, seigneur de Saint-Priest, frère de Guichard , le 21 Octobre 1310, élit sa sépulture dans l'église de Valbenoîte et veut qu'il soit appelé  120 prêtres à son enterrement , à chacun desquels il sera donné 6 sols viennois avec une réfection convenable. Il donne pour celà 30 livres viennois et lègue à Humbert Durgel, moine à Valbenoîte, une rente viagère annuelle de 60 sols viennois, tant qu'il demeure à l'abbaye.

Guy de Saint-Priest, dans son testament du 20 Février 1416, ordonne qu'il soit employé 4 quintaux de cire pour le luminaire du jour de sa sépulture , que 4 pauvres de Jésus -Christ, vétus de noir, portent une torche ardente à chaque coin de son cercueil, et que ce cercueil soit recouvert d'un drap d'or entouré de ses armes, qui appartiendra ensuite à l'abbaye de Valbenoîte.

 

Les moines figurent comme témoins, surtout pendant les 3 premiers siècles de l' Abbaye, dans un grand nombre d'actes de transaction, de vente, de mariage, ou de testaments concernant des familles de laboureurs, de tenanciers et de forgerons.

 

En l'année 1357, le Forez fut envahi par des bandes anglaises et navaraises, commandées par Robert Knolle. Le comte de Forez Guy VII et Rebaud son frère se soignirent à Beraud , Dauphin d'Auvergne , pour les repousser. 

Les 2 armées se retrouvèrent un jour en présence, n'ayant entre elles qu'une prairie de 12 arpents. La journée se passa en joutes et combats . Le comte de Forez et le dauphin d'Auvergne étaient résolus à attaquer Robert Knolle à minuit; mais celui-ci voyant l'attitude énergique des Français , se retira à grande hâte et sortant de l'Auvergne fit retraite sur Limoges.

Mais, 2 ans après, l'abbaye de Valbenoîte fut mise à sac, sous l'abbé Raymond de Bachers, et le 19 juillet , jour de la Sainte Marguerite, la ville de Montbrison fut incendiée par les Anglais.

La destruction de l'abbaye fut si complète que l'abbé Hugues de Thorenche, successeur de Raymond de Bachers, n'y trouva que 4 religieux au lieu de 12 et l'état des batiments étaient tel que ces 4 religieux étaient obligés, par crainte des gens de guerre,  d'errer dans divers lieux et suspendre le service divin. Hugues de thorenche s'adressa à Jeanne de Bourbon, comtesse douairière du Forez, pour obtenir des lettres de concession, afin de réédifier et de fortifier l'abbaye.La comtesse donna, le 24 juin 1373, les lettres demandées et nomma 3 commissaires: Humbert Durgel, chevalier, Jean des Rues, capitaine de Montbrison, et Guillaume de Salamard , châtelain de la Tour en Jarez , avec mission de se rendre à Valbenoîte et d'examiner le meilleur moyen d'établir les fortifications demandées.



Par Hartman Bredos
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 16:11

Né à Saint-Etienne en 1945, Pierre Charras vit à Paris.

Comédien et traducteur d'anglais, il a publié plusieurs romans dont Monsieur Henri, prix des deux Magots (1995), Juste avant la nuit (1998), Comédien (2000) et Dix-neuf secondes, prix du Roman Fnac 2003  

Une silhouette frêle mais débordante d’énergie. Un ton désabusé vite démenti par le regard qui pétille, Pierre Charras joue de ses masques avec l’art consommé du comédien. Cet amoureux des mots n’aime rien tant que se travestir en écrivain, traducteur ou acteur.

En acteur, forcément caché derrière le personnage, même dans les comédies qu’il chérit parce que le rire va si bien aux lumières du théâtre. En traducteur, si proche de l’interprète dans son rôle de transmission.

En romancier qui dissimule l’essentiel entre les lignes, dans les silences. Trois vocations dont Comédien, son dernier roman propose un concentré sublime. Professeur d’anglais dans les années 1970, Pierre Charras change de vie et devient comédien, puis alcoolique. « Quand j’ai cessé de boire, j’étais dans une sorte de rien. Etre alcoolique ça a un côté romantique et arrêter de boire demande un héroïsme total. Pendant quelques mois, on se trouve extraordinaire, puis après ça devient banal. Il faut trouver une posture. » Lui, choisit la « posture » d’écrivain. Rien de plus simple : il suffit de « garder un certain mystère en prononçant : J’écris ».

Il croise alors le chemin d’une jeune femme magnifique qui le croit, l’épouse et lui achète un stylo. Pour ne pas la décevoir, il se met à travailler. Dès la sortie de son premier roman en 1982, il s’aperçoit que la chose imprimée exerce sur elle un merveilleux pouvoir de séduction. Il ajoute dans un rire : « Alors, j’en ai écrit d’autres. Et ça marche encore. »

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Bibliographie:

Aux éditions du Mercure de France :

Chez Louise 1984

On était heureux les dimanches 1987

Mémoires d'un ange - 1991

Marthe jusqu'au soir - 1993

Monsieur Henri - 1994

Juste avant la nuit - 1998

Comédien - 2000

Dix-neuf secondes - 2003

Bonne nuit, doux prince - 2006

 

Chez d'autres éditeurs :

Deux ou trois rendez-vous 1982

Francis Bacon, le ring de la douleur 1996

réédition Le dilettante, 2004

Dimanche prochain (théâtre, 1997

La Crise de foi(e) Arléa, 1999

Rameau le fou (théâtre),

Séguier Archimbaud, 2001

Figure (théâtre) 2003

 L'Oiseau (essai), 2004

Par Hartman Bredos
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 15:31

Laurence Ichéest  née le 9 avril 1921 à Saint-Étienne.

 

Poètesse surréaliste, décédée le 9 septembre 2007 à Madrid, Espagne.

fille du sculpteur René Iché et du modèle de Montparnasse Renée (Rosa Achard), Laurence Iché passe sa petite enfance à Saint-Héand dans la région de Saint-Étienne ou en nourrice. Elle retiendra de cette période un profond attachement à la nature.

À partir de 1926, elle rejoint ses parents à Paris. Ils vivent à Montparnasse, dans un atelier de la rue Daguerre. Iché, dont la carrière de sculpteur décolle à peine, a enfin les moyens de subvenir (modestement) aux besoins de sa famille. Elle pose très jeune pour quelques unes des œuvres majeures de son père mais également pour Pablo Picasso.

En  1937, elle a tout juste 16 ans, quand son père lui fait faire une visite étonnante du Pavillon espagnol de l'Exposition de Paris. Il lui montre la modernité et l'avant-garde qui pour lui sont synonymes d'engagement. Elle se lie avec le poète Robert Ganzo à l'occasion de ses nombreuses échappées du lycée Victor-Duruy. Sur les conseils de Max Jacob, son père la place brièvement chez les Bénédictines.

Au début de la guerre, elle tombe amoureuse de Robert Rius, poète surréaliste "secrétaire d'André Breton". Elle l'épousera en juin 1941.

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 Elle débute à l'écriture par le journalisme en 1939 avant de participer au groupe La Main à plume.  Elle publie un recueil de poèmes érotiques (Au fil du vent) dont Blanchard interloqué dira : « quand a-t-on vu une femme avancer ces choses-là? »

La fin de la guerre est pour elle une série d'épreuves avec les décès successifs de sa fille Aurélia puis de son mari, ignoblement dénoncé puis fusillé par la Gestapo.

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 En 1949, elle épouse le peintre abstrait Manuel Viola en Espagne. Chaque semaine elle assiste aux rencontres poétiques à Madrid, encourageant toujours les plus jeunes à persister dans cet art difficile et ingrat. Elle est l'une des première à s'intéresser et à traduire en français Camilo José Cela et du français à l'espagnol la correspondance amoureuse d'Oscar Dominguez . Mais elle consacre la dernière partie de sa vie à défendre l'œuvre abstraite de son second époux. Elle décède en 2007, année de la commémoration des 20 ans de la mort de Manuel Viola. Autre malheureuse coïncidence, la police française venait juste de retrouver l'œuvre de Résistance de son père René Iché, offerte à De Gaulle en 1942 à Londres et pour laquelle elle avait posé à l'âge de 19 ans.

 

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 Je préfère ton malaise, comme une lanterne sourde par Laurence Iché

 Je préfère votre inquiétude, comme une lanterne sourde ,

sans jamais savoir ce fantôme

qui me traverse quand la lampe de batailles brûle tout sa soif

Seule la feuille sur un dernier point de vie

se déroulera dans le cerceau de la connaissance.

La chenille aigle à tête au vent aux cheveux d'aigle

sont engloutis par la baignoire de miroirs déchiqueté

avec joints nostalgiques des lèvres

et des regards qui entrent en collision

Ce sont les miroirs déchiquetésque les reptiles habitent

pour les sourires du vent voler tous les velours de l'oubli

et la même avidité que les paysages wimdows

volent au-dessous des lignes tirée du soleil

comme le sentier de météores d'une espérance

qu'ils embrassaient la poussée nerveuse de sang imprimante

la cavalcade de branches inextricables de hasard dans le ballet de jours

que le logement que vous l'immobilité cuit dans les pieds de table

et les catacombes du passé dans l'ombre de l'actuel

faire de moi un parapluie de séchage


Par Hartman Bredos
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 18:33

Henry’s, de son vrai nom Henri Réchatin, est un funambule, acrobate et jongleur français, né le 12 mars 1931 à Saint-Étienne.

Henry’s est principalement connu pour être resté 185 jours sur un câble de 120 mètres de long et à 25 mètres de hauteur installé au-dessus du supermarché Casino de Monthieu à Saint-Étienne, entre le 28 mars et le 29 septembre 1973. Il a établi un grand nombre de records et de performances inédites tout au long de sa vie.

 

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Il fut aussi le premier à oser jongler avec trois faux. Il est aussi très connu pour son numéro réalisé avec deux chaises: assis sur une chaise en équilibre sur les deux pieds arrière, ceux-ci étant posés sur deux verres retournées placés sur une autre chaise. Il réalisa cet exploit pour la première fois en 1955 à Rochetaillée mais c’est en 1996, au bord du vide de l’Aiguille du Midi (Chamonix) qu’il fut le plus haut (3 842 m). Il exécuta ce numéro dans plusieurs lieux impressionnants dont le Grand Canyon du Colorado et les Chutes du Niagara. Le 17 septembre 2006, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, il réédita son numéro d’équilibriste avec les chaises au sommet du chevalement du Puits Couriot, au Musée de la mine de Saint-Étienne (après avoir traversé en équilibre le câble du puits), annonçant alors sa retraite professionnelle à l’âge de 75 ans 

 

 

 


 


Par Hartman Bredos
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